
Elle a tout un parcours
Originaire de l’Abitibi, Mariette entre dans la congrégation des Sœurs de l’Assomption de Nicolet en 1950.
Elle assume pendant 21 ans des tâches d’enseignante et de directrice dans des écoles primaires et secondaires de l’Estrie et de la Mauricie. Elle est supérieure provinciale des Sœurs de l’Assomption dans la région de Drummondville de 1974 à 1980.
En septembre 1980, elle fonde le centre d’hébergement pour femmes victimes de violence : La Rose des vents. Elle en assume la direction de 1980 à 1989.
Elle dépense sans compter son temps, elle travaille 18 heures par jour sept jours par semaine. Le premier appel qu’elle reçoit à l’hébergement provient d’un enfant de neuf ans : il demande si elle peut recevoir sa mère et deux autres enfants dont l’un est âgé de seulement cinq jours...
En janvier 1984, Mariette soutient le Réseau d’aide Le Tremplin, ressource alternative en santé mentale. Cet organisme souhaite alors ouvrir une maison pour venir en aide aux ex-patients psychiatriques. De plus, elle s’engage au printemps de cette même année dans un comité sur la condition féminine en vue de l’implantation d’un CLSC.
Elle a des convictions, des valeurs
Mariette est avant tout une éducatrice. Elle prend le parti des plus vulnérables; elle a un grand souci et beaucoup de respect pour les personnes affaiblies. Elle sait reconnaître les injustices faites aux personnes; elle s’engage dans des projets pour contrer ces injustices. Elle a une vision lucide et à long terme des possibilités d’agir avec les gens du milieu.
Elle inspire les femmes…
Mariette a su préparer une relève dynamique et professionnelle pour La Rose des vents. Elle est habile à rassembler les forces du milieu et à provoquer les engagements nécessaires. Le modèle de la Rose des vents a été exporté en France à La Roche-sur-Yon. L’organisme fut également cité comme modèle de concertation et de prévention par le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Elle contribue à l’avancement des femmes
Elle a appuyé des projets pour la défense des droits des femmes et des enfants. Elle a mis sur pied un projet de prévention de la violence chez les enfants âgés de cinq à huit ans afin de leur enseigner d’autres modes de communication. Elle a participé à divers comités où toujours, elle prenait parti pour la femme, l’enfant en difficulté. Elle a offert des conférences dans divers organismes pour faire connaître La Rose des vents et les besoins des femmes et des enfants.
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